Retour
L'aparté est une convention théâtrale : le personnage parle à voix haute mais les autres sur scène ne l'entendent pas, contrairement au public.
Les didascalies sont les indications de mise en scène données par l'auteur (en italique généralement). Ex : 'Il sort précipitamment'.
Le monologue est une longue réplique prononcée par un personnage seul sur scène, exprimant ses pensées, ses doutes ou ses sentiments.
Ce que dit le personnage
La tragédie classique française (XVIIe siècle) respecte la règle des 5 actes, correspondant aux étapes de l'action dramatique.
La catharsis (purification) est l'effet recherché par la tragédie selon Aristote : en éprouvant terreur et pitié, le spectateur se libère de ses passions.
Le nœud (ou climax) est le moment où la tension dramatique atteint son maximum, généralement à l'acte III ou IV dans une pièce classique.
Les trois unités classiques imposent : une seule action principale, un lieu unique, une durée de 24 heures maximum.
La tirade est une longue réplique sans interruption, mais le personnage n'est pas seul (contrairement au monologue). Ex : tirade du nez dans Cyrano.
L'exposition (généralement acte I, scène 1) donne au spectateur les informations nécessaires : qui, où, quand, quelle situation initiale.
La stichomythie est un dialogue rapide où les personnages se répondent vers par vers, créant un effet de vivacité et de tension.
Le confident (Œnone pour Phèdre, Elvire pour Hermione) permet au héros de révéler ses sentiments au public de manière vraisemblable.
Le quiproquo est un ressort comique basé sur un malentendu : un personnage prend une personne ou une chose pour une autre.
In medias res' (au milieu des choses) : la pièce commence alors que l'action est déjà engagée. Le spectateur découvre la situation en cours.
Le pathétique (du grec 'pathos', souffrance) vise à émouvoir le spectateur, à susciter sa compassion pour les personnages malheureux.
Le dénouement (acte V en général) résout le conflit : heureux dans la comédie (mariage), malheureux dans la tragédie (mort).
Le coup de théâtre est un rebondissement brutal et inattendu qui modifie radicalement la situation (reconnaissance, révélation...).
L'hybris est la démesure, l'orgueil du héros tragique qui le conduit à défier les dieux et provoque sa perte (punition divine : némésis).
La vraisemblance ne vise pas la vérité mais ce qui paraît acceptable, crédible selon les conventions sociales et morales de l'époque.
Le récit permet de rapporter des événements non représentables sur scène (batailles, morts violentes...). Ex : récit de Théramène dans Phèdre.
La bienséance interdit de représenter sur scène ce qui pourrait heurter la morale (morts, violence, intimité). D'où l'importance des récits.
Un personnage qui s'adresse à un autre personnage et au public en même temps
Le prologue précède l'acte I et présente le contexte, les enjeux ou s'adresse directement au public (fréquent dans le théâtre antique).
Au théâtre classique, chaque entrée ou sortie de personnage marque un changement de scène. Ex : Acte I, scène 1, 2, 3...
Le registre comique vise à faire rire : comique de gestes, de mots, de situation, de caractère, de répétition...
Les lazzi (pluriel de 'lazzo') sont des gags physiques, des improvisations comiques typiques de la commedia dell'arte italienne. (chute, gifle, mimique)
La reconnaissance (anagnorisis en grec) est un coup de théâtre où un personnage découvre une identité cachée (souvent grâce à un objet, une cicatrice...).
'Deus ex machina' (dieu sorti de la machine) : résolution artificielle par l'intervention d'une force extérieure (dieu, hasard...). Souvent critiqué comme procédé facile.
Le quatrième mur est la convention théâtrale selon laquelle les acteurs ignorent le public et jouent comme dans un espace clos. Certains metteurs en scène le brisent.
Convention scénique : côté cour (droit pour le spectateur), côté jardin (gauche). Ces termes viennent du Théâtre des Tuileries (cour du Louvre, jardin des Tuileries).
Les ballets sont des intermèdes musicaux et dansés, très prisés au XVIIe siècle. Molière les intégrait dans ses comédies-ballets (Le Bourgeois gentilhomme).
Le registre tragique suscite terreur et pitié devant la fatalité, le sentiment d'impuissance du héros face à son destin.
La scène d'exposition (souvent acte I, scène 1) informe le spectateur sur le lieu, le temps, les personnages, la situation initiale.
La farce est une courte comédie populaire médiévale puis classique, au comique grossier, basée sur les coups, quiproquos, tromperies (ex : La Farce de Maître Pathelin).
Le valet de comédie (Scapin, Sganarelle, Arlequin) est un personnage-type rusé, souvent plus malin que son maître, moteur des intrigues comiques.